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Money management en copy trading : pourcentage du capital ou lot fixe ?

Le fournisseur de signaux décide de la direction. Le dimensionnement, lui, ne regarde que vous — et c’est de loin ce qui pèse le plus sur le résultat.

·7 min de lecture

Deux personnes qui copient exactement le même canal, avec exactement les mêmes signaux, peuvent finir l’année l’une en profit et l’autre ruinée. La différence ne vient pas des signaux. Elle vient de la taille des positions.

Le lot fixe

Vous décidez une fois pour toutes : 0,10 lot par trade, quel que soit le signal. C’est simple, prévisible, et parfaitement lisible sur un relevé de compte.

Le défaut apparaît dès que les signaux ont des stops de distances différentes. Un stop à 10 pips et un stop à 100 pips au même volume, ce n’est pas le même risque : c’est dix fois plus sur le second. Vous croyez avoir une exposition constante, vous avez en réalité une exposition qui varie d’un facteur dix selon le signal.

Le lot fixe reste défendable dans un cas : un canal dont tous les signaux ont des stops de distance comparable. Vérifiez-le sur trente signaux avant de vous décider.

Le pourcentage du capital

Vous fixez un risque — 1 % du capital, par exemple — et le volume se déduit de la distance jusqu’au stop. Stop lointain, petit volume. Stop proche, volume plus important. La perte maximale est la même à chaque trade, ce qui est précisément le but.

  • Le volume s’adapte tout seul quand le compte grossit, sans que vous ayez à retoucher les réglages.
  • Il diminue aussi quand le compte fond, ce qui ralentit la spirale au lieu de l’accélérer.
  • Il rend deux canaux comparables : 1 % de risque, c’est 1 % de risque, que le signal vienne de l’un ou de l’autre.

Un signal sans stop loss ne peut pas être dimensionné en pourcentage. Un copieur sérieux doit refuser ce trade plutôt que d’inventer un volume.

Combien risquer par trade

La question n’a pas de bonne réponse universelle, mais elle a une contrainte arithmétique. À 1 % par trade, dix pertes consécutives coûtent environ 10 % du compte. À 5 %, les mêmes dix pertes en coûtent près de 40 %, et il faut ensuite gagner 66 % pour revenir au point de départ.

C’est cette asymétrie qui rend les gros pourcentages dangereux : la perte est proportionnelle, la récupération ne l’est pas. Les séries de dix pertes ne sont pas rares sur un canal de signaux, même bon.

Répartir sur plusieurs take profits

Beaucoup de signaux annoncent deux ou trois take profits. La faute courante consiste à ouvrir une position complète pour chacun : le risque est alors multiplié par trois sans que vous l’ayez décidé.

La bonne façon est de diviser le risque prévu par le nombre de take profits. Un risque de 1 % réparti sur trois cibles, c’est trois positions à 0,33 % — pas trois positions à 1 %. Vous conservez l’intérêt de sortir par paliers sans changer votre exposition totale.

Régler le risque canal par canal

Si vous suivez plusieurs fournisseurs, un risque unique pour tous suppose que vous leur faites également confiance. C’est rarement vrai. Un canal que vous suivez depuis deux ans et un canal que vous testez depuis trois semaines ne méritent pas la même exposition.

Un réglage par canal — et, si besoin, par symbole — vous permet de tester un nouveau fournisseur à 0,25 % pendant que vos canaux établis tournent à 1 %. C’est la façon la moins coûteuse d’évaluer un canal en conditions réelles.

Le garde-fou qui manque souvent

Aucun réglage de volume ne protège d’une journée où un canal part en vrille. Un objectif de perte quotidien — au-delà duquel le copieur cesse simplement de prendre des trades — coûte quelques minutes à configurer et vous évite d’expliquer, le soir, ce qui s’est passé.

Le prochain signal, Botty peut le passer pour vous

Installez le logiciel, branchez vos canaux, réglez votre risque. Le reste se joue sans vous.